[FR] Illustrateur, Aurélien Police travaille dans plusieurs domaines passant de la réalisation de
pochettes de disque à la couverture de roman, illustration d'articles de presse ou de jeux de rôle. Son travail étant quasi exclusivement axé sur le numérique, il se sert de l'outil informatique
comme d'un creuset pour y mêler toutes sortes de matières premières allant de la photographie aux scans de peintures, dessins...
Son univers proche du steampunk reflète ce mix de technique en abordant des thèmes où le mécanique rime avec l'organique au sein d'un univers résolument urbain.
[ENG] Illustrator, Aurélien Police, works in various fields, from the making off of disc jackets to books covers and illustrations of press articles or RPG. His work being almost entirely based on numeric creation, he uses computer technology as a melting pot to mix all sorts of raw materials from photography to scanning of paintings and drawings. His world, close to the SteamPunk style, reflects this mixing of techniques thus tackling themes in which mechanics rhymes with organic within an urban universe.
Voici quelques mois déjà que Véronique Bacci m'avait fait le grand honneur d'écrire un poème inspiré de l'une de mes illustrations. Je ne résiste pas à l'envie de vous reproduire le texte et l'image ici-même.
Si vous souhaitez y réagir, je vous invite également à vous rendre sur le blog de demoiselle Bacci : http://sangencre.over-blog.com

Je peindrai pour toi le plus beau des tableaux
Noir, noir d’encre et de douce fureur,
Et de la toile suinterait des fantasmes illégaux,
Noir, noir d’encre et de douce aigreur.
Ne soit pas effrayée par mes membres,
Qui multiplie mes caresses à loisirs,
Je suis un ami poète aux yeux d’ambre,
Un chat en eaux troubles, forfait du désir.
Ton regard vide semble me demander
« A qui as-tu volé ces sombres lèvres ? »
C’est la peur, ma chère, mon adorée
Qui me les as offertes en guise de dernier rêve.
Ah ! Comme je voudrai voir ton fol iris !
Que tu m’aimes et anime mon effroi,
Que je crache dans ton encrier de vices
Et peindre cette œuvre promise, avec toi.
Ma solitude n’a d’égale que la tienne,
Noir, noir d’encre et de douce langueur,
Tandis que la Mort t’emporte, belle sirène,
Noir, noir d’encre et de douceur…